Poésie au fil du temps
Mon quotidien est bien éloigné du monde des lettres, mais la poésie demeure depuis longtemps une tendre complice. Il y a ces instants volés — un soir après le travail, un dimanche silencieux ou un trajet en bus — où je parcours des sites de poésie vietnamienne. Il arrive alors qu’un poème retienne mon attention et me donne envie d’en tenter une traduction.
Ce site n’a d’autre ambition que de rassembler ces traductions nées au gré des lectures et de l’inspiration. C’est aussi, pour moi, une façon de ne pas perdre le lien avec la langue française — même si ma vie professionnelle m’a conduite ailleurs — et de poursuivre ce dialogue avec la poésie vietnamienne.
Traductrice amateur avant tout, je n’ai ni méthode fixe ni principe arrêté. Mon seul fil conducteur : tenter de préserver l’esprit du poème, quitte à sacrifier parfois la fidélité à la lettre. Quand une image vietnamienne risque d’être mal comprise, je préfère chercher l’équivalent émotionnel plutôt que l’équivalent littéral. On pourrait dire que je me retrouve parfois du côté des « belles infidèles » — en espérant que les originaux me le pardonnent.
Une humble offrande à ceux qui ne lisent pas le vietnamien. Merci de faire escale ici et de voyager, le temps d’un poème, entre deux langues.
« Traduire un poème, c’est tenter de retenir une musique invisible. Parfois... juste un écho suffit. » — Sons des Bambous
À toutes les voix qui, d’une manière ou d’une autre, ont aidé ces bambous à murmurer en français.
Quelques poèmes présentés sur ce site